Chapitre 2 : Mon networking mou

Bon ça fait déjà 2 mois que je suis à Prague et :

1)      Je crèche toujours à l’auberge

2)      Je travail toujours pas dans mon domaine

3)      J’ai pas des masses de potes tchèques

 

Mais que se passe t’il ?!?!

1)      Je fais le difficile dans ma recherche d’appart et j’y consacre 30 minutes par mois…

2)      Je parle toujours pas tchèque et ça risque pas d’arriver bientôt

3)      La culture et l’héritage historique fait que c’est pas l’Espagne ici niveau relations sociales.

 

Bon pour les appart en coloc, je voulais être absolument et seulement avec des tchèques et pas avec d’autres expats. Et puis je voulais payer un prix qui semble pas possible de trouver. Pour vous donner une idée de prix : une chambre en colocation au 7ème étage d’une grande barre en béton en périphérie de Prague ça coûte 300€/mois… Pour ceux qu’on suivis, c’est exactement le montant du salaire minimum. Hé oui ! Ici aussi c’est la crise du logement !

 

Et puis pour le boulot, j’ai récolté pas mal de contacts divers et variés mais c’est comme vous écrire des nouvelles, j’ai un mal fou à me mettre à écrire. Faut d’abord que je contacte toutes les personnes ici dont j’ai les contacts, puis relancer tous ceux rencontré sur le salon de Kiev (vu que j’ai reçu la bénédiction personnelle de Michel Barnier, ministre français de l’agriculture (cf. Chapitre Ukraine et investissements)) et enfin monter des business plan pour convaincre des mecs riches de me donner plein de sous pour que je fasse joujoux avec. Après, ou avant, faut que je bichonne mes profiles viadeo et autres sur le web pour rester « branché et dans le coup » genre je suis le mouvement 2.0. à mort ! Voilà bien du boulot à faire pendant mes heures officielles de travail. Hé, hé !

Sinon j’ai rencontré deux mecs intéressants la semaine dernière : deux étudiants en école d’agro qui font une césure d’un an pour faire le tour des exploitations agricoles de l’Europe. Ca faisait quelques mois que je les suivais et puis ils sont enfin arrivés à Prague ! On a put bien échanger sur ce qu’on connaissait de l’agriculture des différents pays europénes et on s’est refiler quelques contacts aussi. Faut que j’aille voir le mec qui fait du fromage en Slovaquie dont ils m’ont parlé, ça à l’air trop bien !

Autre rencontre « agricole » : j’ai discuté une bonne heure avec un respectable monsieur (la soixantaine) qui à monté et gère maintenant la seule usine opérationnelle d’éthanol (betterave à sucre) de république tchèque. Je sais pas combien d’hectare ils ont autour pour la faire tourner mais ça doit être pas mal... Il m’a promis de me tuyauter vers quelques connaissance mais je ne lui ai toujours pas envoyer les trucs promis… Pas bien !

Faudrait aussi que je réitère mes essais pour avoir un rdv avec la mission économique française à Prague car la dernière fois, je me suis fait violemment remballer.

 

Pour les rencontres tchèques j’ai enfin reçu une réponse de la fameuse famille qui m’avait héberger en 1997 à Prague. Ils m’ont invité pour un thé et j’ai (re)découvert les membres de la famille (moins le père, je sais pas où il est). Après avoir développer beaucoup d’effort pour décoincé l’atmosphère il en résultait que j’avait parlé toute la soirée et que bon, c’était pas ouf’ non plus.

Au niveau des potes tchèques, je viens de passer une soirée terriiiiible hier soir. Oui, j’adore les caves et les filles tchèques ! Ici tous les bars et club sont dans les sous-sols pour une raison très précise (cf. Chapitre Prague … héhé oui, il faut faire une pti’ effort) et ça donne des atmosphères géniales. Tiens par exemple hier les mecs avec qui j’étaient étaient en train de faire la liste de tout les bons bars et club à moins de 200 mètres du point ou on était (liste impressionnante par le nombre et par leur connaissance aiguë du sujet) quand finalement on pousse une porte 2 mètre plus loin.

On dirait un bar à vin chic de 10 mètres de long sur 4 de large… Grosse tromperie ! Au fond de la salle un escalier en colimaçon serré t’embarque dans le ventre de Prague. Et là c’est la début de l’hallucination : une dizaine de caves voûtées en pierre qui s’enchaînent dans toutes les directions et tous les niveaux. Et dans chaque pièce, une belle ambiance lumineuse bien en accord avec les pierres (j’ai regretté mon appareil photo laissé à la maison), de la bonne musique, un long bar et des grosses tables en bois où sont serrées beaucoup de magnifiques jeunes filles (qui à parlé d’appareil photo ?). Bon trop plein. On reprend 4 couloirs et 3 escaliers et on refait surface dans le bar à vin tout calme. Y a une autre super club à 50 mètres de deux salles seulement où… les filles sont encore plus jolies et très accueillantes ! Si, si c’est vrai !

Pou la la ! J’ai beaucoup dansé et j’ai fait mon sport de la semaine !

 

Et j’ai retrouvé le sourire !

 

Bon puisque j’ai transformé ce chapitre en rubrique bar je continue…

Y a un mois un pote français m’entraîne dans un petit café avant de rejoindre les autres dans un club super chère histoire de boire une petite bière à un prix correct. Le truc en question est caché au beau milieu d’une place derrière des arbres et des buissons mais minuscule et pour une bonne raison : C’est des anciennes toilettes publiques transformées en bar !

5 mètres sur 3 l’ambiance est trash, la techno forte et les occupants limite punks. On y a trouvé un résident permanent : Hariy. Il bosse un an sur trois quand il a besoin de sous sinon il voyage beaucoup. Il a un gosse perdu quelque part mais le voit pas trop souvent. En ce moment il a un boulot qu’il peut faire de chez lui ou d’ailleurs et avec les horaires qu’il veut : il est un genre de trader sur Internet pour des clients plein de fric ! C’est franchement difficile à croire quand on voit le mec, mais c’est bien vrai. « si, si, je me rase de temps en temps quand je rencontre un de mes clients ». Sinon en été le toit du bar/toilettes se transforme en terrasse et on peut siroter au soleil en regardant passer les trams… Faudra attendre quelques mois encore, dommage.

 

Sinon dans mon auberge on rencontre plein de gens dont certains laissent des souvenirs :

-         Deux p’tis anglais trop rigolo qui commençaient leur tour du monde avec leurs pantalons slim et les cheveux collés sur le coté.

-         Deux p’tites argentines trop choutes qui finissaient leur tour du monde avec leur tasse de maté et leurs sourires ravageurs (photo)

-         Un américain hyper mou qui est resté deux semaines dans sa chambre devant sa playstation en fumant des pétards.

-         Des suisses qui faisaient à peine mieux mais qu’étaient avec une fille survoltée.

-         Une canadienne adorable mais malheureuse que sa petite amie ne l’ai pas suivit ici.

-         Un australien cliché : surfeur vraiment cool, bronzé à mort et qui joue de la guitare avec les cheveux blonds un peu long.

-         Un couple d’américain d’Alaska sympas dont j’aurai bien gardé la moitié du couple.

-         Un russe haut perché

-         Des allemandes et des polonaises par cars entier

-         Et beaucoup d’asiatiques pas faciles d’approche (ils galèrent à parler anglais et je veux bien le comprendre !)

 

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